Encore un match terne.
Livide dans tous les sens du terme. Que ce soit au niveau du résultat mais aussi dans le contenu.
L.Banide dénote une amélioration dans ce dernier point mais nous pouvons nous demander ce qu'il entend par là exactement.
Monaco continue à entamer ses matchs d'une manière timide, laissant jouer l'adversaire. On attendra par exemple la 20° minute avant de voir le bloc rouge et blanc évoluer un cran plus haut, tentant un peu plus mais d'une manière maladroite, sans automatismes prononcés. Dans ce début de match médiocre, aucune occasion franche à signaler du côté asémiste.
La première période ne montrera en fait strictement rien, si ce n'est un peu de nervosité affichée surtout par l'impuissance de certains joueurs et une carence énorme dans la réussite des phases offensives.
Après le repos, les 22 acteurs reviennent avec les mêmes volontés.
Lorient poursuit en effet ses velléités offensives, et
l'ASM subit le jeu de son adversaire. 14213 spectateurs peu motivés assistent à un match cadenassé, où l'essentiel du jeu se déroule au milieu du terrain.
Les occasions franches resteront clairement à l'actif des locaux, avec notamment une action significative, celle de la 63° qui voit
Roma sauver encore ses coéquipiers grâce à un réflexe incroyable sur une tête de Saïfi presque à bout portant.
Malgré tout,
l'ASM ne se démobilise pas en apportant un peu plus d'allant dans son jeu, mais en vain, à cause d'une osmose offensive inexistante. Avec un
Vargas fantomatique, esseulé qu'il était dans un système qui le condamnait à l'avance ....et peu aidé par des coéquipiers guère décisifs. Il s'agit donc d'un tout qui viendra expliquer les piétinements d'une équipe incapable de se situer dans la première partie du classement. En même temps, vu le jeu affiché ces derniers temps, on peut comprendre pourquoi.
Les lorientaisse targuent d'être la meilleure défense à domicile. Aussi et devant la difficulté
monégasque à se créer de réelles occasions, le score afficha donc logiquement un
0-0 qui viendra s'ajouter aux six autres d'un bien triste championnat.
Alors, que manque t-il ?
Pour imager un peu, si
l'ASM préparait un bon repas, il lui manquerait un soupçon de folie, une pincé d'audace saupoudrée de quelques brins d'automatismes encore manquants en cette fin de championnat. La recette monégasque s'avère donc amère, voir sans goût. Tout juste digne d'une soupe populaire !
Les épices
Touré/Menez/Vargas ne réussissent pas à relever le goût. Et le palais des supporters monégasques n'arrive plus à ressentir la moindre saveur exquise pourtant attendue. Tandis que leurs estomacs accumulent les indigestions.
Pour couronner le tout, le vin servi à table n'est autre qu'une bonne piquette façon « villageoise ». La tactique n'arrive pas à donner une animation satisfaisante. La complémentarité entre les éléments demeure peu évidente.
La sauce Plasil remonte petit à petit, mais ses soutiens offensifs n'arrivent pas à convaincre. L'arôme
Yaya stagne lui aussi dans ses performances depuis un petit moment maintenant. Reste le dessert
Meriem qui, sans se montrer extraordinaire, s'avère malgré tout très utile en devenant régulier.
Menez, dont le cru était pourtant annoncé de qualité, laisse encore et toujours un arrière goût d'inachevé. Certes, nous constatons toujours autant de qualités pour enflammer le jeu de part sa percussion. Mais ses actions offensives sont gâchées et stoppées par de mauvais choix, voir des tergiversations. Autant dire qu'il ne sert pas à grand-chose d'allumer la mèche d'un pétard bison 3 qu'on balance à l'eau dans la seconde qui suit.
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